Soutien à Dominique Pivetaud
Maître-formateur à l'IUFM - Quand l'expression entraîne pression et répression ! (juin 2008)
Cher(e)s camarades,
Il semble que le droit d'expression peut (et doit ?) s'exercer seulement s'il s'agit d'approuver les décisions prises par nos autorités autoproclamées compétentes.
Ainsi, depuis l'ère De Robien, beaucoup ont été rappelés à l'ordre (y compris des cadres de la hiérarchie) pour avoir osé exprimer leurs réserves et critiques par rapport à des orientations ministérielles - décidées sans concertation avec la profession.
Hier un responsable du GFEN de la région Centre était convoqué par son Inspecteur d'académie pour avoir osé donner son opinion sur le projet de réforme De Robien concernant l'apprentissage de la lecture dans un quotidien local est sommé de quitter son poste de maître-formateur à l'IUFM. Aujourd'hui c'est notre camarade Dominique PIVETEAUD (voir dossier joint) qui est l'objet d'une mesure coercitive de même nature. Nous savons que d'autres sont également victimes de pressions pour quitter leur poste sous prétexte qu'ils ne respecteraient pas leur devoir de réserve - alors qu'ils ne sont pas dans une posture de fonctionnaire d'autorité - ou qu'ils jettent le discrédit sur l'École publique. Dans le même temps les Brighelli (La fabique du crétin), Le Bris, etc. qui font de la critique (virulente) de l'École et des enseignants leur fond de commerce sont abondamment invités par les médias... à côté de nos deux derniers sinistres de l'Education nationale !
Lorsque des "supérieurs hiérarchiques" ne font pas/plus autorité ils ont recours à l'autoritarisme, preuve de faiblesse comme chaque enseignant le sait.
Il n'en reste pas moins que des personnes sont victimes d'injustice et que cela est inacceptable !
BERNARDIN Jean - Président du GFEN
Dernière modification
07-07-2008 21:46

